Gr20 : guide pratique complet
Points à retenir
- Le GR20 s’effectue en 10 à 16 jours selon la condition physique et les étapes choisies
- Environ 180 km, 10 000 m de dénivelé positif et un point culminant à plus de 2 600 m
- Un départ Nord→Sud est plus alpin et technique, Sud→Nord plus progressif
- Préparation physique indispensable : endurance, force et mental
- Équipement adapté essentiel : sac léger, chaussures robustes, couchage adapté
- Refuges et bivouac possibles, mais réservation vivement conseillée
- Budget variable selon logement, nourriture et transport
- Période idéale : mi-juin à fin septembre, avec vigilance météo
Carte et orientation
Je commence toujours par visualiser le trajet sur une carte détaillée. Le GR20 relie Calenzana au Nord à Conca au Sud, en suivant des crêtes, des cols, et parfois des passages câblés. Un topo papier au 1:25 000 est, à mon avis, indispensable. Je recommande aussi de télécharger une trace GPX hors-ligne, qui rassure lorsqu’on avance dans un brouillard soudain.
Itinéraire et étapes
L’itinéraire classique compte 16 étapes, mais on peut adapter selon sa forme. Certains choisissent de jumeler deux étapes quand la météo est clémente, d’autres préfèrent couper en petites portions pour souffler davantage. Personnellement, je trouve que commencer par Vizzavona, soit la moitié Sud, est une bonne première approche pour découvrir ce trek mythique.
Quand partir
Le GR20 se pratique surtout de mi-juin à fin septembre. Début juin, il reste parfois de la neige sur les hauteurs. En été, les après-midis sont souvent marqués par des orages brefs mais puissants. Je vous conseille de réserver tôt si vous visez mi-juillet à fin août, car c’est la période la plus fréquentée. Septembre reste pour moi un mois idéal : calme, encore chaud mais moins bondé.
Difficulté et préparation physique
Ce trek est exigeant : pierriers, dalles inclinées, chaînes métalliques… tout y est. Les étapes sont longues et les dénivelés impressionnants. Avant de partir, je recommande un entraînement progressif : des randonnées régulières, du renforcement musculaire pour les cuisses et chevilles, et un bon travail de cardio. Un test utile est une sortie de 1 300 à 1 600 m de dénivelé avec un sac chargé.
Équipement recommandé
Pour un confort minimal, je vise un sac de 8 à 10 kg maximum. Un sac de 35 à 45 L avec dos ventilé suffit. Les bâtons télescopiques sont mes alliés sur les descentes raides. J’opte toujours pour des chaussures de randonnée solides, mais certains utilisent des chaussures de trail renforcées.
- Sac de couchage confort entre 0 °C et 5 °C
- Matelas compact
- Option tente légère si bivouac autorisé
- Trousse de premiers secours et couverture de survie
- Carte, boussole et trace GPX
- Capacité de 2 à 3 litres d’eau avec système de filtration
Refuges et réservations
Les refuges sont très prisés en haute saison, je vous encourage donc à réserver dès que possible. Autour de chaque refuge, le bivouac est autorisé mais réglementé. On peut dormir en dortoir, louer une tente déjà installée ou poser la sienne sur un emplacement prévu. J’ai appris à arriver tôt pour m’assurer un lit et un repas, car l’affluence est réelle. Prévoyez aussi des espèces : tous les refuges n’acceptent pas la carte.
Eau et nourriture
L’eau provient de fontaines ou ruisseaux, mais elle n’est pas toujours garantie : mieux vaut traiter l’eau systématiquement. Côté repas, on trouve des snacks ou repas dans les refuges, mais les prix sont élevés. Il y a peu de ravitaillement possible en dehors de Vizzavona et des zones proches de villages. Je prends toujours quelques repas lyophilisés et beaucoup de snacks énergétiques.
Budget
Le budget dépend beaucoup des choix de logement et de transport. Voici un aperçu indicatif :
| Dépense | Prix moyen |
|---|---|
| Nuitée refuge | 15–25 € |
| Tente louée sur place | 10–15 € |
| Bivouac perso | 6–10 € |
| Repas refuge | 8–20 € |
| Transport (vol, ferry, bus) | Variable |
En général, je conseille de prévoir entre 40 et 60 € par jour, hors transport. Cela permet de profiter des repas chauds le soir, ce qui redonne de l’énergie.
Accès et logistique
Le départ se fait au Nord, à Calenzana, et l’arrivée au Sud, à Conca. Le point central, Vizzavona, permet d’interrompre ou de commencer le trek. On accède à la Corse par avion ou ferry, principalement via Bastia, Ajaccio ou Calvi. Des bus et taxis locaux complètent les trajets vers les villages de départ et d’arrivée. Il faut accepter un peu d’improvisation, car les horaires de transport ne sont pas toujours fiables.
Sécurité et météo
Je considère que la météo est l’aspect le plus imprévisible du GR20. Orages soudains, vents forts, chaleur accablante en basse altitude : il faut se préparer à tout. Je vous invite à consulter régulièrement les prévisions et à ne pas hésiter à adapter vos étapes. L’équipement de sécurité, comme la couverture de survie, n’est jamais superflu.
Variantes et points forts
Ce que j’aime sur le GR20, ce sont les panoramas changeants. Le Nord est plus alpin, abrupt, technique. Le Sud, lui, déroule des paysages plus doux, mais toujours splendides. Les lacs d’altitude, les crêtes aériennes, les forêts ombragées… chaque jour est une surprise. Certaines variantes permettent de découvrir des détours moins fréquentés, ce qui ajoute une touche d’aventure.
FAQ pratique
- Faut-il une tente ? Pas obligatoire, mais utile si vous aimez l’autonomie.
- Peut-on faire le GR20 sans expérience ? Je pense qu’il vaut mieux une bonne expérience en montagne avant de s’y lancer.
- Quelle durée prévoir ? Comptez 12 à 15 jours pour en profiter sans précipitation.
En résumé, le GR20 est exigeant mais incroyablement gratifiant. Avec de la préparation, un sac adapté et une bonne dose de motivation, vous en reviendrez transformés et fiers de l’avoir accompli.






